Ella – Une toute nouvelle alternative à Flash sous Linux

Soyons clair tout de suite, par alternative je ne veux pas dire nouveau lecteur Flash libre à la gnash mais bien au logiciel de création d’animations vectorielles d’Adobe.

Car ça manquait. Un max :

C’est malheureux (pour les libristes) mais Flash est un incontournable quasi total de l’Internet, au moins sur terminal non mobile. Un outil lourdingue voire buggé, et surtout propriétaire, mais aux possibilités extraordinaires qui ne s’arrêtent pas à la simple animation. Et surtout c’est simple. À l’aide de l’Actionscript (j’en vois qui se crispent au fond) on pouvait créer très rapidement des programmes interactifs qui ont de la gueule. Je me suis jamais risqué à du développement de « vrais » logiciels mais je doute très fort que ce soit aussi facile et rapide. Et puisqu’on pouvait exporter un exécutable (Windows et MacOSX bien sûr mais aussi Linux à l’aide de Zinc !) on n’était pas limité au web, et c’est devenu la plateforme privilégiée de développement de CD-ROM, en plus des innombrables jeux.

Sans aller jusque là il nous manquait clairement un logiciel d’animation vectorielle sous Linux. Il est né en juin 2009.

Edit : En fait il existait un logiciel dans le même but, projet depuis abandonné mais ça fait assez rêver (pour le coup c’est carrément une repompe d’Adobe :D)

un beau bébé

Parce que j’ai été développeur Flash

Sisi. Partez pas je suis devenu gentil. Fatalement j’ai toujours trouvé dommage l’absence de ce type de logiciels sous Linux, surtout qu’on dispose d’un format libre à même de faire de animations tout à fait sympathique : le SVG. De nombreux créateurs sites ou même des présentations impress par exemple aimeraient certainement pouvoir intégrer des animations sans dépendre de Flash, c’est un outil visuel très intéressant. Pas besoin de justifier l’existence d’un tel logiciel, c’est une excellente idée.

L’ombre au tableau immédiate est le manque de support des animations SVG dans les navigateurs web. J’ai créé une petite animation avec interpolation de mouvement et apparition de texte en fondu avec Ella, elle ne démarre pas sous Firefox 3.5, seule l’interpolation fonctionne avec Chromium et Midori. Pour qu’elle fonctionne j’ai dû la lancer dans la beta de firefox 4 (je testerai IE 9 tiens :)), ça laisse espérer une gestion complète de l’SVG dans la nouvelle génération de navigateur, mais en production il faudra pour l’instant se contenter de l’swf.

Ça tombe bien, Ella propose l’exportation dans ce format.

Et bientôt javascript ou plus communicationnel : HTML5. On aura l’embarras du choix.

Le mieux c’est encore d’essayer.

Vous trouverez plusieurs méthode d’installation sur la page download du site officiel. Voici un petit tuto « video » (et l’occasion de tester le sympathique bien qu’obsolète byzanz, on lui donnera une seconde jeunesse quand le SVG sera mieux supporté et qu’on pourra se débarraser du gif !)

Création d’interpolations :

Interpolation de mouvement

Interpolation de transparence

Deux animations très simples qui donnent une idée des possibilités. Et des bugs. Et de mon hésitation mais j’avais la flemme de recommencer une 5e fois. À noter que ces interpolations ne sont pas pour l’instant cumulables, et que le Morphing ne sera intégré qu’à la mi-novembre.

Je me suis aidé de ce premier tuto que curieusement on ne trouve pas sur leur site

À suivre…

Oui car j’ai bien l’intention de coller de très près à ce projet, je pense y contribuer au moins à la traduction et documentation. Les développeurs (Français !) sont sympas et accessibles, vous pouvez voir/commenter/encourager l’avancée du projet sur ce thread, ou pour les vrais sur leur canal IRC : #ella sur chat.freenode.net

Je terminerai en formulant quelques critiques, qui n’ont rien à voir avec les nombreux bugs dus à la jeunesse du projet :

  • C’est ce qui m’a le plus tapé dans l’œil au premier abord, mais avec le recul je pense qu’il est dommage qu’Ella ressemble tant au logiciel d’Adobe jusque dans les raccourcis clavier et le jargon… La comparaisons sera toujours inévitable et je pense qu’il aurait été intéressant de se distinguer plus, c’est déjà le cas pour l’interface, sans pour autant se contenter de renommer les commandes. C’est sûrement trop tard et j’avoue que je vois mal comment faire :). Au moins remplacer ctrl+entrée pour lire l’animation, ça dépasse un peu les bornes.
  • Un langage de script va vite être indispensable et ils parlent d’implémenter l’Actionscript, pourquoi ne pas en profiter pour mettre un langage libre tel que python ? L’actionscript sera-t-il effectif en SVG ? Je poserai rapidement ces questions.
  • Dommage de ne pas proposer Ella sur d’autres plateformes moins performantes (il est 3h du mat’, j’ai envie de troller), je demanderai aussi si ils comptent compiler une version pour Windows/MacOSX.

Encore une fois c’est vraiment un beau projet, je suis persuadé que l’opportunité va intéresser beaucoup de monde, il ne reste qu’à se faire un nom et pour cela il faudra malheureusement attendre quelques versions. Ce que je vais faire de pied ferme !

Xenogears : bientôt un album orchestré !

Xenogears.

Écartons nous un peu du libre, ce blog a aussi une vocation (« sous ») culturelle 🙂

Le génial Yasunori Mitsuda a annoncé sur son twitter (bien sûr que je lis le Japonais. Pas vous ?) qu’il allait travailler sur un album orchestré de la musique du RPG Xenogears, sorti en l’an de grâce 1998.

Un jeu qu’il était bien

Aaaaaah Xenogears… Le jeu qui m’a donné envie de faire de la philo. D’avoir un dictionnaire à portée de main pour bien comprendre ce qui se passe (jamais sorti en Europe), vertige métaphysique, ambition jamais égalée dans un jeu vidéo… Peut être frôlée par « Star Ocean 3 : Till the End of Time » (si seulement il n’était pas si dur et chiant). Un TGV dans ma gueule, déjà en tant que lycéen, puis à nouveau quelques années plus tard alors que mon meilleur niveau d’anglais et une maturité (un peu) plus grande m’ont permis de mieux appréhender l’extraordinaire scénario qu’il offre. Car c’était bien son principal atout, une histoire titanesque sous fond de mythologie chrétienne, une chronologie s’étendant sur plus de 15 000 ans, des personnages torturés (ce serait dommage de spoiler, je dirais juste la personnalité de Fei est une idée géniale), le destin de l’ombre de notre humanité, la conquête de la véritable liberté, jusqu’au dialogue final avec « Dieu ».

Pour qui voudrait approfondir j’aime assez cet article.

rien que ça.

Le gameplay n’était pas son point fort, mais pas en reste non plus avec des combats dynamiques de kung-fu ou en robots géants (haaaa le Japon), des environnements variés et une durée de vie très satisfaisante, et j’ajouterais que malgré les capacités techniques limitées la mise en scène était très réussie et impressionnante, et contribue à l’aura d’œuvre magistrale qu’a Xenogears.

Et nous en venons au point qui nous intéresse : la musique. Elle n’était pas en reste, c’était même un des points forts, le genre de thèmes qu’on oublie jamais, et hérissent notre pilosité quand au hasard du shuffle on tombe sur un des morceaux lié aux moments les plus intenses, dramatiques ou perturbants du scénario. Un album d’arrangements était déjà sorti, Creid, aux accents celtiques d’une qualité certaine mais un peu « léger » vu le contexte et l’œuvre originale… Désormais, on nous apprend qu’on va avoir droit à bien mieux : un véritable orchestre, dans la veine des arranges des Final Fantasy, joie !

Les japonais peuvent voter

Pour 3 pistes. Grosse déception, il semble impossible de se connecter avec un compte autre que Japonais (je vais pas pousser le vice jusqu’à en créer un), je vais quand même partager ici ce que j’aurais choisi :

  • Light from the Netherworld (l’intro. Complétement incontournable, j’imagine même pas l’album sans. Raaaah avec de vrai chœurs ce serait tellement énorme)
  • Steel Giant (et bourrinez sur les cuivres s’il vous plait)
  • Graaf, Emperor of darkness (parce qu’un bon thème de « méchant » a le droit d’être efficace)

J’ai choisi surtout de « l’énergique » mais je serais vraiment curieux de voir le résultat avec la puissance d’un orchestre… Si je devais absolument choisir une piste plus calme ce serait Leftovers of the Dreams of the Strong qui est belle et chargée de souvenirs…

Après lecture rapide de forums parlant de cet album, les gens vont pas mal vers les pistes douces, surement à raison, peut-être que les plus dynamique rendront fadasse une fois orchestrées, un peu comme dans les albums Arange des Final Fantasy….

Pas de date de sortie annoncée, gageons pas avant l’année prochaine mais je suis ça de près !

Ubuntu-fr se refait une beauté

Je n’étais pas au courant, et étant un lecteur assidu du planet je pense qu’ils n’ont pas communiqué dessus, mais on est tout proche de profiter d’un nouveau design pour l’indispensable ubuntu-fr.org.

La page d’accueil :

Le wiki (en partie) :

Le forum :

Tout les détails du projet sont ici

J’aime beaucoup, un vrai coup de fraicheur à un webdesign qui en avait bien besoin, des effets CSS sympas, ça colle mieux avec la charte graphique du site officiel Ubuntu tout en gardant la patte frenchie… Ça empêchera pas quelques rageux de rager, j’le vois venir gros comme une maison.

La sortie est prévue pour cette automne, on murmure que ça pourrait coïncider avec la sortie de Maverick (dont la release candidate sort aujourd’hui mais à l’heure où j’écris le serveur semble à genoux)… Les impatients pourront tester le nouveau forum ici !

Adobe met à jour son player Flash 64 bits

Flash  est très probablement le paquet propriétaire le plus indispensable sur votre distribution, quelques fous (dont je fais partie, du moins sur ma machine à la fac) ont tenté l’alternative libre mais tous seraient d’accord pour dire que tout ne fonctionne pas, et qu’il est nécessaire de faire des bidouilles pénibles pour les sites les plus populaires. Presque incontournable donc, mais qu’en est-il quand on a fait le choix du 64 bits ?

Le 64 bits c’est bien, mangez en

C’est d’autant plus vrai sur nos machines GNU/Linux que sur un Windows 64 bits où bien 80% des programmes ne sont disponibles qu’en 32 (je ne peux me prononcer pour Mac OS X), les gains de performances sont indéniables même si assez discret, et puis il est bon de se sentir sur le sentier que tous devront emprunter un jour ou l’autre.

Oui mais voilà l’obstacle majeur jusque là c’était ce foutu Flash. Pendant longtemps il a fallu se débrouiller avec le plugin 32 bits, nécessitant une installation spécifique rebutante pour le débutant… Puis Adobe a fourni une version 64 bits, en alpha mais tout à fait fonctionnelle. Les cris de joies furent vite nuancés par les nombreux bugs (pour paraphraser Jobs : quand un Linux plante, c’est à cause de Flash) et sites ne fonctionnant pas (pas les plus importants heureusement), si bien que moi même je retentai de passer en 32 bits via nspluginwrapper mais heu… Pas longtemps 🙂

La peur de l’abandon

Sur la doc Ubuntu on se voyait proposer un dépôt providentiel pour installer simplement le plugin 64 bits. Avec juste cette mention qui m’effrayait beaucoup : « Adobe ayant momentanément arrêté le support officiel du plugin flash 64 bits, il est conseillé d’utiliser la version 32 bits faisant appel à nspluginwrapper depuis que des failles critiques ont été corrigées seulement dans la dernière version. »  Ce « momentanément » je le sentais mal… À tort !

C’est reparti comme en 40

Cette version 10.2 du lecteur FLash fourni par Adobe fonctionne mieux que la précédente pour ce que j’ai pu tester, le site qui de mémoire ne fonctionnait pas (la brute, c’était pas bien grave) s’affiche sans problème à présent, désormais j’espère qu’à l’usage je rencontrerai moins de problèmes, mais ça seul le temps nous le dira.

Bref la mise à jour est indispensable, et pour tout ceux qui seraient encore en 32 bits, je propose d’utiliser le ppa via cette procédure.

Allez Adobe, perdez pas votre bel élan. Même si la vraie joie serait le passage en open-source…

Keryx – Installer un paquet et ses dépendances sans Internet

J'te jure.

Extrêmement pratique ce programme mal connu, Keryx, il va vous permettre d’installer un paquet si vous n’avez pas accès à internet sur votre machine tout en gardant ce qui fait l’intérêt et la puissance d’un gestionnaire de paquet : gestion des dépendances et gestion des versions.

Si vous avez déjà essayé d’installer un deb sans Internet, vous connaissez la galère : impossible de télécharger les dépendances et on se retrouve vite bloqué.

Cependant l’intérêt le plus évident (et c’est comme cela que j’ai découvert le soft) c’est quand aucune de vos cartes ethernet/wifi ne fonctionne et que vous avez besoin d’installer des paquets pour remédier à cela. Dans ce cas avec un OS connecté au net à portée de main (linux, Mac ou Windows, pourquoi pas votre propre dual-boot) c’est très facile.

Comment ça marche ?

d’abord on télécharge le soft sur le site officiel, en zip ou tar.gz. Et oui on ne choisit pas son OS, tout est compris là dedans, et c’est bien tout l’intérêt.

  • Décompressez l’archive sur le media amovible de votre choix (important, pas sur le disque dur, à moins d’une partition lisible par les 2 OS en dual-boot)
  • Dans le répertoire de keryx, cherchez le dossier « linux » et double cliquez sur l’icône keryx
  • (attendre un peu le soft est assez long à lancer) puis cliquez sur « nouveau projet » (oui c’est francisé, contrairement au site :)) du nom de votre choix
  • À priori vous n’avez pas internet, inutile de mettre à jour les paquets, cliquez sur « non »

Et vous voilà avec un gestionnaire de paquet complet à la synaptic… Vous pouvez voir les installés, ceux à mettre à jour… Mais passons à l’étape de téléchargement des paquets :

  • Branchez votre média amovible sur l’OS avec internet, puis de la même manière naviguez dans le dossier keryx vers le bon dossier correspondant à l’OS et lancez le.
  • À présent votre projet est visible, ouvrez le.
  • Rechargez cette fois la liste des paquets et faites votre petit marché ! Si demandé n’oubliez pas de faire projet-> update status.
  • Une fois les paquets téléchargés retournez sous linux, lancez le soft, ouvrez votre projet et faites projet -> install packages… Et le tour est joué !

Excellent soft qui s’avère vraiment pratique et se paie même le luxe d’être libre, la rédaction d’une page de doc Ubuntu va s’imposer ! Je m’y attelle d’ici peu edit : on m’a devancé ! Ça m’apprendra à faire trainer 🙂

Ubuntu 10.04.1 est sorti !

La version « stable éprouvée » de l’Ubuntu courant, à savoir Lucid Lynx, a pointé le bout de son nez hier sur les serveurs, et est maintenant disponible officiellement.

C’est le moment de mettre à jour les postes sensibles, qu’ils soient sur la version précédente ou la dernière version Long Time Support (Hardy Heron), on peut se lancer sans trop de risques (comme d’hab, mieux vaut avoir sauvegardé ses fichiers).

Voilà, c’était juste une brève pour cela, je raconterai la migration d’un poste serveur/travail dans une TPE d’une LTS à l’autre dans quelques temps. 🙂

La nuit de l’alchimiste est sorti !

Apporté ici même sur un plateau, avec votre serviteur en disciple :

Du beau travail mais la concurrence est rude, aurez vous le courage de voir les 240 soumissions ? La qualité est assez rare mais il y a du très bon.

Rendez vous dans 2 semaines pour une présélection de 10 flims. En espérant que celui qui a ruiné l’ami Maël y soit…

ENFIN un client Spotify pour Linux

spotify

On n’y croyait plus, excellente nouvelle de la part de la team Spotify : enfin un vrai client natif pour linux, absolument pas libre et en qt. La procédure pour l’installation est détaillée sur le site officiel. Évidemment les Debian-like sont privilégiées avec dépot et .deb packagé. Pour les aventuriers sous Arch linux rendez vous ici.

Cette version n’est pas officiellement supportée et apparemment ne possède pas encore toutes les fonctionnalités de ses consœurs, en plus d’être semble-t-il buggée, mais bien sûr ça fait rudement plaisir de voir la team s’intéresser vraiment  au monde de Linux. Ça a quand même plus de gueule que de recommander wine ! Attention, le tout est encore en anglais.

Si à l’installation vous avez comme moi le message : « Les paquets suivants contiennent des dépendances non satisfaites : spotify-client-gnome-support: Dépend: gconf2 (>= 2.28.1-2) mais 2.28.1-0ubuntu1 devra être installé E: Paquets défectueux »

Pas de panique, il suffit de ne pas installer spotify-client-gnome-support, et tout roule. (merci tux-planet).

Je ferai une brève si je rencontre un bug gênant.

Edit : Merci Bishop de préciser, l’interface n’est dispo pour l’instant qu’à des comptes premium.Mais l’abonnement passé à 5 euros, pourquoi se priver ? 😉

Tiens marrant quand on maximise la fenêtre ça prend TOUT l’écran, par dessus les tableaux de bord gnome. M’étonnerait que ce soit voulu.

Edit 2 : Mise à jour ce matin, bug corrigé ! Ils doivent lire mon blog 😉

Summer Wars, Operating System

Quelques mots à propos d’un Anime que j’ai eu la chance de voir durant l’extraordinaire semaine du festival international d’animation d’Annecy, juste le plus imposant et renommé du monde.
Summer Wars a été réalisé par Mamoru Hosoda qui nous avait gratifié de l’excellent «La traversée du temps» : on reconnait bien la patte graphique particulière du Mangata, dont j’ai pu lire que les couleurs seraient «fades et les personnages dénués d’expressions» (le canard enchainé). Je suis loin de partager cet avis, mais ce n’est pas de critères graphiques ou même scénaristiques (où il y aurait déjà selon moi plus à redire) dont je veux discuter ici mais du sujet principal de ce blog.

Summer Wars raconte le monde (Japon plutot) d’un futur pas si lointain où un réseau social internet, sorte de mélange entre facebook et Second Life est utilisé par un écrasant pourcentage de la population mondiale. Il régule la vie de quasiment tout le monde, même les organismes vitaux comme les pompiers ou les hôpitaux dépendent de lui. Donc quand une IA s’emparent du programme c’est une panique pas seulement virtuelle qui paralyse tout le pays, et même le monde. La contre attaque s’organise dans une famille millénaire du pays, et c’est une intéressante parabole de la cohabitation entre moderne et traditionnel en cet ère de communication tout azimut qui n’est pas exempt de dangers…

Le fameux OZ, l'interface m'échappe un peu...

Qui dit réseau social dit forcément terminal client et donc ordinateur. Ils sont omniprésents dans le film et bien évidemment l’intérêt n’est pas le fait de se servir de l’ordinateur, mais bien se qui se passe dessus. Alors bien évidemment, j’ai passé tout le film à essayer de déterminer l’OS utilisé.
Domination très marquée de Windows 7, les personnages ne se connectent qu’à partir d’un programme Windows et leur téléphone portable, aucun Linux ou même MacOSX, quand bien même les héros sont dans un club informatique et un des protagonistes semblent être expert dans ce domaine.
En fait ce n’est pas tout à fait vrai… À un moment de l’histoire ils ont besoin d’un ordinateur surpuissant (!!???) pour combattre l’IA et ramènent un superordinateur de 200 teraFLOPS (sic). Le vent de l’espoir souffla (oui rien que ça) car les initiés savent que se type d’ordinateur accueille très majoritairement des OS type Unix, et donc Linux.

La bête.

Donc je regarde avidement… Et vois toujours un 7. Dégouté je m’apprête à donner une sale note pour le prix du public (je sais, je suis impitoyable), quand une autre image de l’écran connecté au superordinateur apparait de nouveau… Et je regarde mieux :

Une machine virtuelle nom de Zeus !

On voit clairement que le Windows 7 tourne dans une machine virtuelle inidentifiable et que l’OS hôte semble bien être un Linux ! Gnome qui plus est, vu la forme du tableau de bord avec l’icône afficher le bureau et les bureaux virtuels. Et encore ça c’est pour les ptits joueurs, un autre écran connecté et utilisé par un personnage informaticien (apparemment sur une autre session ??) montre ça :

Lui il s'y connait

On voit même d’autres programmes de lancés, dans le scénario il a accès à des données de la défense nippones, une réalité que ces messieurs utilisent notre OS préféré ?

En tout cas ça peut paraitre plus qu’insignifiant à pas mal de mo à la quasi totalité des spectateurs mais moi ça m’a fait plaisir un peu de réalisme technique. Laissons au manchot le seul domaine où il domine largement !

Je conclurais par un bémol tout de même, bien marqué le long du film : si ce genre de détails techniques ont été respectés,  cela veut peut-être dire que les réalisateurs ont accordés de l’importance aux réalisme d’un tel programme, et cela voudrait dire qu’ils assument tout à fait qu’il ne peut tourner que sous environnement Windows, laissant de côtés les utilisateurs de Mac et d’Unix-like en général… Ce qui parait bien malvenu, surtout si ce soft a tant d’importance. Second-life a sa version Linux, Facebook est bien sûr multi plateforme… Je préfère ce virtuel là !

Les utilisateurs de Facebook sont des blaireaux.

Titre racoleur s’il en est, je vous laisse libre de vos conclusions à la vue de cette capture d’écran qui apparaitra quand vous voudrez ajouter un compte Facebook à empathy, gestionnaire de messagerie instantanée par défaut d’Ubuntu depuis plus de 6 mois.

Ah d'accord. Un blaireau.

Ça a quand même été remarqué sur le forum (z’ont mit un peu le temps), mais pas relayé plus que ça… Je trouve pas ça super anodin personnellement, ni forcément très bienvenu surtout vu la direction pro-réseaux sociaux qu’à prit notre distribution préférée dernièrement.

Brandir l’étendard de l’humour me parait pas suffisant, la démocratisation d’Ubuntu devrait freiner ce genre « private joke » (il n’est pas question ici de sa pertinence), mais ce n’est là que mon avis.

On peut me traiter de pisse froid mais sérieusement, même si on gagne la sympathie de certains (et c’est le genre de blague qui me fait marrer), se mettre à dos des utilisateurs potentiels, en imaginant que cela puisse aller jusque là, serait bien dommage. Ubuntu est-elle encore en position de prendre se genre de risque en public conquis ? Rien n’est moins sur.

Bande de blaireaux.

EDIT (rapide) : Haha j’avais pas vu mais le terme a été identifié comme un bug et sera remplacé par « castor ». C’était une bonne blague, mais pour la santé de notre distro je préfère ça.

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