Clementine ou le retour d’Amarok

clementine miam

J’avoue utiliser principalement Spotify pour écouter de la musique, mais on y trouve pas tout loin s’en faut et j’ai donc aussi ma propre bibliothèque que j’utilisais jusque là avec le très bon Rhythmbox.

Jusqu’à ce que je découvre le messie (n’ayons pas peur des mots) via l’excellent blog OMG! Ubuntu, que je vais présenter ici.

Parce qu’Amarok était notre fierté

you nostalgia you loose.

Je pense que c’est incontestable, je l’ai lu et entendu de nombreuses fois : dans la liste des avantages d’une migration à Linux nous étions nombreux à citer Amarok comme excellent lecteur de musique, le meilleur (comprendre le plus complet) tout OS confondu, seulement disponible sous notre système libre à l’époque.

Troll ?

Mais avec l’arrivée de KDE4 est apparu la version 2 du logiciel et nous fûmes nombreux à être déçus. Le soft devenait une usine à gaz parfois buggée et plus complexe à utiliser malgré l’évidente volonté de rendre le tout très ergonomique. Visuellement jamais très bien intégré à gnome, il jurait désormais horriblement avec l’environnement par défaut de nombreuses distributions.
Bien évidemment ces propos n’engage que moi mais il me semble que cette nouvelle version sonna le déclin du logiciel qui n’était plus que le reflet de sa gloire passée.

Depuis je suis passé à d’autres lecteurs, cherchant cependant la fonctionnalité finalement assez rare de pouvoir parcourir ses dossiers directement dans le logiciel, pour les bibliothèques mal ou pas taguées. Je n’aime pas utiliser une ancienne version de logiciel quand celle-ci a évolué, revenir à Amarok 1.4 était hors de question.

Clementine, vitaminé et rafraichissant

interface similaire mais améliorée

Purée, je dois être capable de citer de mémoire pas loin d’une dizaine de lecteurs de musique sur Linux, et dans ce billet je n’en connaissais pas un seul. Les logiciels de ce type sous notre OS et les autres ne manquent pas mais je pense avoir trouvé la perle, qui me conviendra parfaitement, et plaira à toute ces personnes qui m’ont avoué adorer Amarok, ce qu’elles maitrisaient le mieux sur Linux.
Avec en prime pas mal d’améliorations visuelles et ergonomiques. Voici une liste quasi exhaustive des fonctionnalités lisible sur le site officiel :

  • Recherche et joue votre bibliothèque musicale locale (comprenant un navigateur de fichiers)
  • Radio sur Internet depuis Last.fm, SomaFM, Magnatune, Jamendo et Icecast.
  • Listes de lecture intelligentes et dynamiques
  • Listes de lecture avec onglets, import et export au formats M3U, XSPF, PLS et ASX.
  • Visualisations avec projectM.
  • Paroles des chansons, et biographies et photos des artistes.
  • Transcodage de musique en MP3, Ogg Vorbis, Ogg Speex, FLAC ou AAC.
  • Édition des tags MP3 ou OGG
  • Téléchargez les jaquettes d’albums manquantes depuis Last.fm.
  • Multiplateforme : fonctionne sous Windows, Mac OS X et Linux.
  • Notifications de bureaux natives sous Linux (libnotify) et Mac OS X (Growl).
  • Contrôle à distance en utilisant une Wiimote, MPRIS ou la ligne de commande.
  • Copie de musique sur iPod, iPhone, périphérique USB ou MTP.
  • Liste d’attente.

Bref tout ce qu’on est en droit d’attendre d’un gestionnaire de musique et même plus. Codé en QT, l’intégration dans gnome est quand même très satisfaisante, je pense que la capture ci-dessus l’atteste.

Non noté dans la liste, notons la présence de raccourcis globaux (utilisables même en dehors du logiciel), de la gestion de baladeurs intuitive et visuelle à la iTunes et une intégration au contrôle du volume fort appréciable.

Vous allez dire « comme dans Rhythmbox » et vous aurez raison, ce dernier ayant l’avantage d’être bien plus pratique pour la navigation par tag, mais uniquement pour cela, et manque de toute ces fonctionnalités un peu « anecdotiques » mais vite indispensables telles que les paroles, biographies, tags lastfm associés (pratique pour découvrir des artistes similaires)…

Pour finir sur les louange, notons la présence dans le « systray » au côté du controle du volume et du réseau, ce qui permet d’un clic d’afficher ou de cacher la fenêtre, ainsi qu’un contrôle très complet avec le clic droit.

Comment j’installe ça ?

Déjà le Clementine se paye le luxe d’être multiplateforme, donc un tour sur la page téléchargement permettra de choisir son OS, mais pour Ubuntu un dépôt ppa a bien sûr été mis en place pour les distribution à base Debian comme Ubuntu, et même deux :

Pour les versions stables, code pour l’ajouter et installer :

sudo add-apt-repository ppa:me-davidsansome/clementine
sudo apt-get update
sudo apt-get install clementine

Edit : cette version est apparemment disponible dans les backport universe sur Maverick ! Pour l’activer il suffit d’aller dans « sources de logiciels »-> »mises à jour » et de cocher « mises à jour non prises en charge ». Attention ! cela peut éprouver la stabilité de votre système, mais je l’ai toujours cochée depuis que je suis Ubunteros, et cela n’a pas à connaissance causé de problèmes. Si vous voulez jouer la prudence, préférez le dépôt ci-dessus.

Et pour les versions de développement quasi quotidiennes :

sudo add-apt-repository ppa:me-davidsansome/clementine-dev
sudo apt-get update
sudo apt-get install clementine

Testez de tout votre saoul !


2 Responses to “Clementine ou le retour d’Amarok”

  1. Ignace72 dit :

    La version 0.6 est dispo simplement pour Ubuntu dans le dépôt :
    maverick-backport universe

  2. Joel dit :

    J’étais sur RythmBox mais je suis en train de tester Clémentine et ça m’a l’air pas mal du tout !

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